Alphonse Benoit
Lycée polyvalent
L'Isle-sur-la-Sorgue
 

Dans les livres de Marion Brunet

mercredi 10 mai 2017, par Manon Armand

Ce texte collectif, a été écrit en atelier d’écriture à l’occasion de la venue dans le cadre des CVLA de l’auteur Marion Brunet. Il a été lu en public, à quatre voix et a introduit l’intervention de l’auteure tout en lui souhaitant la bienvenue.

Dans les livres de Marion Brunet, il y a des scènes d’aventure, d’action, d’amour. Il y a des gros mots aussi et puis des meurtres, de l’humour et du suspens.
Il ya aussi : « Mais c’est bien trop beau pour qu’on reste enfermées ! »
Dans les livres de Marion Brunet, il y a de la violence et des échecs, des larmes et du sang : de l’extra drama !
Et puis il y a Basile qui meurt alors qu’on ne s’y attend pas.
Alors, dans les livres de Marion Brunet, il y aura aussi tout le temps qu’on va mettre pour accepter la mort de ce personnage aussi bon.
« Filme putain ! Ils l’ont buté… Le gamin, cadre sur le gamin ! »
Il y a Jeanne que j’aime, et puis il y a Basile qui l’aime, ou qui l’aimait.
Dans les livres de Marion Brunet, il y a des CRS qui interviennent, qui balancent des lacrymogènes, qui chargent les manifestants. Il y a des joints et de l’action. Des flics, des coups.
Il y a Marc qui veut tout le temps une cigarette et Jeanne qui engouffre une poignée de chips au paprika.
Il y a aussi ceux qui se taisent. Mais pas trop longtemps. « Et puis ils se mettent à rire, en salves béates, en complicité émue »
Il y a des souvenirs qui remontent, « quand j’étais petit, je devais être en CM1 ou CM2, un copain à moi a voulu parler au prof après la classe. Il avait un peu peur alors il m’a demandé de rester avec lui. »
Il y a Lou que j’aime, qui est timide, qui me fait penser à moi.
Il y a Marc aussi qui ne parle jamais de ses parents. Et puis… « Jules ferme les yeux en soupirant. »
Il y a Slimane que j’aime, car au fond il est le seul qui s’en sort bien.
Il y a ceux qui font peur, qui n’inspirent pas confiance…
Il y a des instants, comme allumer une clope et baisser la vitre à la manivelle.
Il y a Tonio, un peu bizarre mais décontracté.
Dans les livres de Marion Brunet, il y a parfois beaucoup d’amour.
Dans une famille par exemple.
Une famille avec deux enfants, une fille et un garçon et leurs deux mères.
« Je poserai mes mains dans la chair de ton sol, collerai ma joue aux troncs qui te jalonnent, goûterai tes fruits jusqu’à devenir autre jusqu’à devenir moi-même et me changer en île »
Il y a de l’aventure, des morts, des disputes d’amies et des manifs.
Il y a des pirogues, des rivières, des rapides, des forêts, des pays lointains.
Il y a une course poursuite. Il y a Lou, Mathilde et Fanja poursuivies dans la forêt par le Tatoué.
Jusqu’au village où « La vieille Rabéa ne pense pas, elle voit. »
Il y a Mathilde l’aventurière, qui me fait penser à moi.

Dans les livres de Marion Brunet, il y a le désordre, celui qui peut être dans une chambre, dans une famille, dans une classe ou dans votre tête.

 
Lycée polyvalent Alphonse Benoit – Cours Victor Hugo - 84800 L'Isle-sur-la-Sorgue – Responsable de publication : M. GUY Proviseur
Dernière mise à jour : dimanche 21 mai 2017 – Tous droits réservés © 2008-2017, Académie d'Aix-Marseille